
En Bretagne et en Loire-Atlantique, l’étude des dossiers prioritaires en matière d’infractions sexuelles commises sur les mineurs a donné lieu « à plusieurs dizaines d’ouvertures d’information judiciaires » et « à des placements en détention provisoire ». 70 % des 3 870 affaires en cours « étaient ouvertes depuis moins d’un an », précise-t-on au parquet général de Rennes.
Comme ailleurs en France, le parquet général de Rennes et les parquets relevant de la Cour d’appel (qui couvre toute la Bretagne et la Loire-Atlantique) ont réétudié « l’intégralité des plaintes qui touchent les enfants »
, comme le leur avait demandé le ministre de la justice, Gérald Darmanin, en marge de l’affaire Lyhanna. Le garde des Sceaux leur avait donné jusqu’au 14 juillet 2026.
En Bretagne et en Loire-Atlantique, l’examen des dossiers prioritaires en matière d’infractions sexuelles commises sur les mineurs a donné lieu à plusieurs dizaines d’ouvertures d’information judiciaires
et à des placements en détention provisoire
. C’est ce que vient d’indiquer le service communication du parquet général de Rennes, tout en précisant qu’il s’agit de faits criminels commis sur une victime encore mineure par un mis en cause identifié, avec antécédents
.
Trente-neuf dossiers criminels
En Bretagne et en Loire-Atlantique, 70 % des 3 870 affaires en cours étaient ouvertes depuis moins d’un an
, précise-t-on au parquet général de Rennes. 2 179 concernaient des victimes encore mineures. 53 % concernaient des faits criminels dont 613 avaient déjà entraîné des investigations, notamment médicales, et 549 concernaient des auteurs identifiés avec antécédents.
Au niveau de la cour d’appel, un audiencement prioritaire des dossiers concernant les mineurs a été décidé devant la chambre de l’instruction et la chambre des appels correctionnels
, fait-on savoir au parquet général de Rennes. 39 dossiers criminels impliquant des victimes mineures
seront examinés par des juges entre
septembre et décembre
» 2026.
« L’équivalent de 16 personnes à temps plein »
Enfin, les magistrats des parquets bretons et de Loire-Atlantique ont choisi de se rendre dans les services d’enquête pour traiter les procédures sur site, ce qui réduit les transmissions
, explique-t-on au parquet général de Rennes.
Pour atteindre l’objectif
fixé par Gérald Darmanin, il estime la mobilisation du personnel à l’équivalent du travail de 16 personnes à temps plein, entre le 8 juin et le 13 juillet
. Pour dégager du temps
, certains parquets ont mis en place des permanences dédiées pour les enquêteurs afin de gérer les signalements et les réponses pénales ainsi que des créneaux de présentation des dossiers
. D’autres ont même dédié une salle spécifique, avec ordinateurs, téléphones et imprimantes
.
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