
En 2026-2027, ils seront entre 23 500 et 24 000 à étudier à l’Université de Bretagne occidentale. Un établissement d’enseignement supérieur qui figure désormais dans un prestigieux classement mondial.
Par Delphine VAN HAUWAERT
l’Université de Bretagne occidentale aussi, c’est l’heure de la rentrée. Son président, Pascal Olivard, fait le point.
1. L’UBO dans la cour des grands
La bonne nouvelle est tombée mi-août 2026, et elle était évidemment au menu de la conférence de presse de rentrée de Pascal Olivard, président de l’Université de Bretagne occidentale. L’UBO a fait une entrée fracassante
au classement de Shanghai, selon les termes du président, qui ne cache pas sa grande fierté
de voir l’université du Finistère jouer à jeu égal avec les plus grandes universités
. Dans ce classement se basant essentiellement sur la recherche, l’UBO figure en effet parmi les 700 meilleures universités du monde (tranche 601-700), et au niveau national, se classe 19e sur 27 universités françaises présentes.
Un résultat que Pascal Olivard explique par la politique
de partenariat renforcé que nous menons (avec des grandes écoles notamment), mais aussi l’engagement de la communauté de chercheurs ».
Les classements thématiques seront connus en novembre, mais en 2025, l’UBO se distinguait notamment dans le domaine de l’océanographie (14e rang mondial), les sciences de la terre et la technologie médicale (tranche 76-100 toutes deux).
2. Toujours plus d’étudiants en licence
À l’heure de « la baisse de la démographie lycéenne »
, l’UBO parvient, cette année encore, à tirer son épingle du jeu. Comme en 2025, les effectifs en première année de licence augmentent d’au moins 10 %
, tandis que ceux en deuxième année sont, logiquement, en hausse également, de plus de 11 %
. Ce qui porte l’effectif global entre 23 500 et 24 000 étudiants
(les inscriptions sont toujours en cours), contre 23 000 en 2025. En guise d’explications, Pascal Olivard évoque un climat économique global, avec des parents réfléchissant à deux fois avant d’inscrire leur enfant à Nantes ou Rennes
. Mais aussi une désaffection du privé à but lucratif, des boîtes à fric pour lesquelles il a été démontré que la qualité n’était pas au rendez-vous. Et enfin, « l’attractivité d’une ville ou il fait bon vivre et ou les coûts sont moins importants qu’ailleurs
.
3. L’espoir d’un meilleur partage des dotations de l’État
Pascal Olivard le répète régulièrement : Il faut un rééquilibrage de la dotation de l’État, car il y a une inégalité de traitement à l’échelle de la nation.
Lueur d’espoir pour l’université finistérienne : ce point a été relevé lors des assises sur le financement des universités, et est donc acté par notre ministère de tutelle
. De nouveaux contrats d’objectifs, de moyens et de performance, liant l’État aux universités, sont censés mieux prendre en compte ce point.
Lire aussi : « On racle les fonds de tiroir ! » L’université du Finistère en difficultés financières
De quoi, espère Pascal Olivard, redonner un peu d’oxygène pour respirer pleinement
, alors que l’UBO est engagée dans une trajectoire de retour à l’équilibre financier. Avec la perte de 115 postes entre 2018 et 2023, et le gel actuel de postes de titulaires, en contradiction avec la hausse des effectifs
.
4. Bientôt une charte sur l’écriture inclusive
Lauréate, comme cinq autres universités, de l’appel à projet « Tous Ego » il y a deux ans, visant à améliorer l’accueil des étudiantes et étudiants en situation de handicap, l’UBO poursuit sur le terrain de l’inclusion avec une charte innovante. Votée lors du prochain conseil d’administration, elle aura pour thème l’écriture égalitaire et inclusive, qui s’imposera pour tous les écrits relevant d’un caractère institutionnel. On sera l’une des premières universités à voter une telle charte.
5. Une offre plus étendue que prévu en restauration
C’est un sujet qui avait fait parler en 2025 : le recours à un prestataire privé, Izee, pour gérer quatre cafétérias, afin de pallier l’absence du Crous, qui s’était désengagé au sein de nos locaux
. Alors que le déploiement est toujours en cours à Plouzané, il est trop tôt pour dresser un bilan
, annonce Nelly Kervarec, vice-présidente qualité de vie et conditions de travail, évoquant tout de même des résultats plutôt positifs
. À noter que les étudiants auront finalement du choix, puisque dans le même temps, le Crous a réagi, réouvrant ses cafétérias, à Kergoat et à la sortie du pont, précise Pascal Olivard. Les étudiants pourront y trouver des menus à 1 €.
URL de cet article: https://lherminerouge.fr/wp-admin/post.php?post=108317&action=edit
Article suivant:
Article précédant :
