
Le syndicat Force Ouvrière, dans le Finistère, va cesser d’exister. L’ouverture d’une procédure de liquidation judiciaire vient d’être prononcée à l’égard du syndicat.
Par Mickaël Louédec
L’ouverture d’une procédure de liquidation judiciaire vient d’être prononcée à l’égard de l’union départementale (UD) finistérienne du syndicat Force Ouvrière. C’est la fin, ou presque, d’une lente agonie, pour une section départementale, empêtrée dans ses déboires depuis plusieurs années.
La justice n’a en effet pu que constater la cessation de paiements (estimée au 15 décembre 2025) de l’UD. Un mandataire judiciaire a été désigné. Il dispose d’un délai de dix mois pour faire connaître l’état des créances de la structure. Il a également pour mission de poursuivre ses vérifications sur une éventuelle organisation frauduleuse d’insolvabilité
, selon le jugement du tribunal judiciaire, procuré par la rédaction.
L’affaire sera examinée, une dernière fois, par le tribunal afin de statuer sur la clôture
, le 12 juin 2028.
Des locaux vides
Exit FO dans le Finistère
, soupire un ancien cadre du syndicat. Mais les ennuis pour le syndicat ne datent pas d’hier. En 2020, déjà, la nomination de Jacques Arnal à la tête de l’UD, en tant qu’intérimaire, était un signal. Celui-ci était venu, sans jamais vraiment le dire, faire le ménage dans une institution empêtrée dans les divisions politiques et les affaires judiciaires. Entre autres.
Les choses ont fini par se dégrader de nouveau, après l’arrivée d’une nouvelle direction en 2021. Ça a signé le retour des anarchistes à la tête de l’UD
, nous confia, à cette époque, une syndiquée.
Lire aussi. Situation tendue au sein de FO, dans le Finistère
La section finistérienne de FO ne disposerait plus de service juridique depuis plusieurs mois. De plus, l’implantation dans les entreprises se serait effritée au fil des années, faute de négociations de protocoles d’accords préélectoraux. Les locaux de l’UD, à Brest, sont vides. Tout comme ceux de Quimper, Morlaix, Audierne, Quimperlé…
, déplore un membre du syndicat.
Pas de « commentaires »
Le tribunal a maintenant plusieurs mois pour clôturer définitivement les comptes de l’union départementale et comprendre où s’est envolé l’argent des cotisations des nombreux adhérents. Leur nombre était estimé à un peu plus de 3 000 personnes, au début des années 2020.
Contactée, la direction du syndicat ne souhaite pas réagir : Des procédures sont encore en cours. Nous ne sommes pas en mesure d’apporter des commentaires.
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