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Après la décision du PS d’organiser une primaire interne et fermée, la députée de Seine-Saint-Denis a décidé de jeter l’éponge tout en se disant prête « à construire un rassemblement » avec la France insoumise.
Par Bruno RIETH
Il y a un peu plus d’un an, elle s’était réunie avec d’autres, Lucie Castets, le socialiste Olivier Faure, l’écologiste Marine Tondelier, ou encore l’ex insoumis François Ruffin pour s’entendre sur le « principe d’un processus de désignation d’un candidat commun ». Un doux rêve semble-t-il, devenu impossible aujourd’hui selon Clémentine Autain. D’autant plus avec le choix des militants socialistes acté ce 9 juillet. Invités à trancher entre l’option d’une primaire ouverte en vue de la présidentielle (défendue par le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure), et celle de la désignation d’un candidat réservée aux « militants » et formations associées, la base militante du PS a décidé de faire la nique à leur chef de parti, optant pour la seconde option à 55,5 %.
Un désaveu cinglant pour Olivier Faure et un coup à l’idée d’une primaire unitaire. « Le PS, par son vote interne, a mis le clou au cercueil de la primaire », a acté, amère, Clémentine Autain, invitée ce 11 juillet au matin de l’émission les « 4V » de France 2. « Il n’y aura pas de primaire, or j’étais candidate à cette primaire. Est-ce que je vais ajouter une candidature de plus ? La réponse est non », a-t-elle annoncé, pointant « l’empilement des candidatures à gauche » qu’elle estime « assez ridicule, irresponsable ».
« Raphaël Glucksmann s’adresse à la bourgeoisie »
La députée L’Après de Seine-Saint-Denis a renvoyé dos à dos socialistes et insoumis face à l’enjeu de l’élection présidentielle, dénonçant le « décalage entre ce que sont en train de construire le PS et LFI, et de l’autre côté l’aspiration ultra-majoritaire du peuple de gauche qui veut une candidature unique en 2027 ». Pour autant, Clémentine Autain n’en fait pas un casus belli avec la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon étant aujourd’hui le candidat de gauche le mieux placé, crédité à 15 % dans les sondages.
« Si à l’automne, Jean-Luc Mélenchon s’avère être toujours à la première place à gauche, sa responsabilité sera de créer les conditions du rassemblement. S’il veut gagner, il va falloir qu’il ait des alliés. Quels gestes va-t-il faire pour rassembler la gauche ? Je suis prête à construire un rassemblement », explique Clémentine Autain comme on lance une bouteille à la mer. Mais son envie de rassemblement ne va pas jusqu’à jeter des ponts avec Raphaël Glucksmann, coprésident de Place publique, ou avec l’ancien président François Hollande. « Raphaël Glucksmann s’adresse à la bourgeoisie, pas aux classes populaires », cingle-t-elle.
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