
« Un outil de travail récent, un plan de charge catastrophique… » La Fonderie de Bretagne en attente d’une offre de reprise a reçu la visite d’un groupe industriel solide. Mais l’affaire ne se fera pas sans aides extérieures. La CGT en appelle à l’État et à Renault.
Par Delphine RATHIER-LANDAIS
Outil de travail récent, performant et des salariés hautement qualifiés, le savoir-faire de la fonderie est incontestable.
Ce sont les points forts accordés par l’un des trois candidats à la reprise de la Fonderie de Bretagne, rapportent les élus de la CGT à la sortie du comité social et économique (CSE) qui s’est tenu ce jeudi 24 septembre 2026, à Caudan (Morbihan).
Mardi 22 septembre, un candidat à la reprise, un solide groupe industriel, déjà propriétaire de plusieurs fonderies et bien implantés dans le marché du poids lourd
, a visité le site.
La question des emplois reste floue
En point de blocage, les mêmes élus rapportent un plan de charge catastrophiquement bas et des prix de vente de pièces insuffisantes.
Toujours selon la CGT, la conclusion du candidat à la reprise est claire : En l’état actuel des comptes et du chiffre d’affaires, l’affaire ne se fera pas.
À l’issue de ce CSE, la CGT pointe la question cruciale des emplois qui reste floue, selon eux. Le repreneur a été transparent. À ce jour, il lui est impossible de s’engager ou de se prononcer sur l’avenir du personnel tant qu’il n’a pas une vision claire et garantie sur le volume de commandes futures.
Il dispose d’une assise solide pour un groupe de sa taille et de son portefeuille clients, mais il n’a pas la capacité financière pour assumer seul la reprise de la Fonderie sans aides extérieures. »
« Renault a une dette morale et industrielle »
Le syndicat demande à l’État et Renault de s’engager estimant que l’avenir du site est lié au désengagement du donneur d’ordre historique. Renault a une dette morale et industrielle envers la Fonderie de Bretagne. Le groupe doit réinjecter des volumes de production et réévaluer le prix d’achat de pièces.
Rappelons que la Fonderie de Bretagne, 244 salariés, fondée par le groupe Renault dans les années 60, est placée en redressement judiciaire depuis le 4 juillet dernier. Le 11 septembre dernier, les administrateurs judiciaires ont annoncé que trois repreneurs étaient sur les rangs. D’ici là, les discussions sont engagées entre les représentants de la Fonderie, les services de l’État, Renault Group pour tenter d’esquisser un nouveau plan de reprise. La décision sera rendue au tribunal de commerce de Lorient, jeudi 15 octobre prochain.
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