
Face à la hausse du prix du carburant, à cause du blocage du détroit d’Ormuz, les personnes limitent leurs déplacements et leurs dépenses quotidiennes. À Lannion (Côtes-d’Armor), la station de Total Énergie a été prise d’assaut, vu ses prix, plus bas qu’ailleurs.
Par Clara LEMASLE
Les prix à la pompe repartent à la hausse en France à cause du blocage du détroit d’Ormuz, dû à la guerre au Moyen-Orient. Et pour la plupart des personnes interrogées, jeudi 10 septembre 2026, à Lannion (Côtes-d’Armor), les déplacements et les dépenses quotidiennes sont de plus en plus limités. C’est le cas de Gaétan et Théo, bûcherons. « Dans le cadre de l’entreprise, on est obligés de doubler le prix de nos services pour suivre tous nos déplacements », explique Théo. « Et quant à nos trajets quotidiens, dans la vie de tous les jours, on doit les réduire, et faire moins de dépenses. » Olivier, retraité, utilise peu la voiture, mais il « s’arrange tout le temps pour aller là où c’est le moins cher. » Ce dernier a été « contraint de [se] rabattre sur la station essence du centre Leclerc, faute d’essence chez Total. » Au Leclerc de Lannion, le prix de l’essence s’élevait à 2.18 euros contre 1,99 euro chez le concurrent. Il trouve cette différence, entre les deux stations, injuste : « 20 centimes d’écart, ce n’est pas rien. » Interrogé par Ouest-France, un salarié de la station essence confirme : « C’est comme à l’époque des 30 centimes, on est dévalisé, les gens viennent rapidement et créer la pénurie. » Il reste tout de même du gasoil.
« Les voitures électriques sont encore trop chères »
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Si on leur pose la question de changer leur voiture thermique pour une électrique, la réponse est souvent catégorique. Nicolas, sans emploi et ancien mécanicien, estime que le « prix des voitures électriques est encore trop cher, et que les voitures thermiques tiennent plus longtemps la route ». Ainsi certains se rabattent sur le covoiturage pour aller au boulot. David, qui travaille dans une entreprise de la région, faisait déjà du covoiturage avant la montée des prix, mais il constate « qu’il y a de plus en plus de monde qui vienne sur l’aire de covoiturage de Quimper »
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