
La défense de la fonction publique a mobilisé plus de 2 500 manifestants, mardi 29 septembre 2026 dans les Côtes-d’Armor, à Saint-Brieuc, Lannion, Guingamp, Dinan et Lamballe. La CGT 22 appelle à d’autres rassemblements dans les prochaines semaines.
Par Cédric ROGER-VASSELIN
Nous sommes assez satisfaits de la mobilisation pour un premier rassemblement après la rentrée et, à la CGT 22, le mot d’ordre est que ça continue et que ce mouvement en appelle d’autres dans les prochaines semaines.
À l’image de Matthieu Nicol, secrétaire général de la CGT dans les Côtes-d’Armor, les représentants de l’intersyndicale de la fonction publique du département (CGT, FO, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires, CFE-CGC) ont tiré un premier bilan positif des manifestations de ce mardi 29 septembre 2026.
À Saint-Brieuc, la police a comptabilisé 1 000 personnes, l’intersyndicale 1 200. À Lannion, 600 selon la police et 750 selon les syndicats, 450 à Guingamp, dont près de 200 lycéens, environ 300 à Dinan et une cinquantaine à Lamballe. La non-revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, avec ses conséquences à la chaîne, est arrivée en tête des revendications. À Lannion, Mickaël, agent territorial à la Ville, voit son pouvoir d’achat qui dégringole et était là pour réagir et exiger une revalorisation des salaires.
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« Que fait le gouvernement ? »
À Guingamp, le cortège s’est arrêté, entre autres, devant le centre hospitalier, particulièrement concerné par les suppressions de postes et les fermetures de services, comme celle de la maternité, où les accouchements sont suspendus depuis plus de trois ans. À Dinan, où les manifestants s’étaient réunis sur l’esplanade de la Résistance, des personnels de l’hôpital se sont étonnés des montants des primes attribuées à une partie de la direction en ces temps difficiles
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À Saint-Brieuc, la manifestation a commencé et s’est terminée devant la préfecture. Une fois n’est pas coutume, les syndicats de police Unsa et Un1té y ont participé. Yoann Leandri, secrétaire zonal d’Unsa police 22 pour le grand Ouest, explique : Police secours, scientifique, judiciaire, brigade de nuit etc., toute la famille police est là. Un collègue de 51 ans manifeste pour la première fois. Que fait le gouvernement ? S’ils veulent un service public low-cost, c’est bien parti !
« L’enfance en danger dans les classes »
De nombreux agents de l’hôpital de Saint-Brieuc étaient à leurs côtés. Les aides-soignants et les infirmières sont le plus impactés
, décrypte Alexandre, orthophoniste. Cadences infernales, turnover incessant… Ce sont les moins payés, avec le travail le plus stressant.
En fin de matinée, une délégation de l’intersyndicale a été reçue par le directeur de cabinet du préfet, Julien Amiel. Robin Maillot, pour l’Unsa Éducation 22, a mis l’accent sur l’enfance en danger dans les classes. Les enfants en difficulté devraient être la priorité. À défaut, cela se traduit par une agressivité de plus en plus forte dans les classes et de la part de certains parents ».
Serge Le Quéau, pour Solidaires 22, a insisté sur la souffrance au travail dû au manque de moyens, aux suppressions de postes dans les collectivités territoriales. Il y a une réelle misère sociale dans la fonction publique ».
Il a conclu : Le directeur de cabinet ne fera que remonter nos doléances, mais il ne s’est engagé sur rien.
Lycées
Le mouvement de blocage de lycées, qui a débuté en Île-de-France, jeudi 24 septembre, s’est traduit par trois tentatives de blocage en Côtes-d’Armor, assez tôt ce mardi matin, aux lycées La Fontaine-des-Eaux à Dinan, Félix-Le-Dantec à Lannion et à Rabelais à Saint-Brieuc. Ces tentatives n’ont pas abouti.
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