
Quatre jeunes âgés de 14 ans, trois garçons et une fille correspondante étrangère, ont été placés en garde à vue à Châteaulin (Finistère), mardi 30 juin 2026, dans le cadre des incendies qui ont détruit 30 hectares de terre, vendredi 26 juin 2026, au Ménez-Hom. Ils ont été remis en liberté. Mais l’implication de chacun reste à définir.
Par Pierre FONTANIER
Quatre jeunes âgés de 14 ans ont été placés en garde à vue, mardi 30 juin 2026, à la mi-journée dans les locaux de la compagnie de gendarmerie de Châteaulin (Finistère). Ces trois garçons et une fille, correspondante étrangère en séjour dans le Finistère, sont soupçonnés d’être impliqués dans l’incendie qui s’est produit vendredi 26 juin 2026. Le feu s’est déclenché dans la soirée à Plomodiern, dans le secteur du Ménez-Hom. D’après nos informations, l’un d’entre eux possédait un briquet, ce qu’auraient ignoré les trois autres. Il serait directement à l’origine des trente hectares détruits par les flammes dans la nuit de vendredi à samedi.
Deux connus dans la commune
Tous ces jeunes n’habitent pas à Plomodiern, mais deux d’entre eux sont connus dans la commune
, indique Joël Blaize, le maire de Plomodiern, où les flammes ont détruit la végétation. Le premier magistrat de cette bourgade d’environ 2 300 âmes préfère ne pas faire davantage de commentaires sur le placement en garde à vue de ces jeunes : Je ne sais pas quelles sont les responsabilités de chacun et ce qu’ils ont déclaré aux gendarmes lors de leurs auditions.
« Il était déjà trop tard »
Deux sources proches de l’enquête confirment que l’un des quatre jeunes, en possession d’un briquet, aurait allumé le feu. Les trois autres ont assuré hier en garde à vue qu’ils n’y étaient pour rien et ont déclaré aux forces de l’ordre que lorsqu’ils ont découvert les flammes, il était déjà trop tard. » Chacun des quatre mineurs est assisté par un avocat du barreau de Quimper (Finistère).
Les témoignages recueillis [dans le cadre de l’appel à témoins lancé en début de semaine] ont permis d’identifier un groupe d’adolescents susceptibles d’être impliqués dans la survenance de cet incendie, a confirmé mercredi Cécile Flamet, la procureure de la République de Quimper en réponse à nos sollicitations. Les quatre jeunes entendus ont été soupçonnés de destruction par incendie de bois, forêt, lande, maquis ou plantation d’autrui pouvant causer un dommage aux personnes.
« Des vérifications supplémentaires »
La représentante du ministère public ajoute que « les explications données quant à l’implication éventuelle de ces quatre jeunes vont faire l’objet de vérifications supplémentaires. Ils ont été remis en liberté, hier soir. Aucun d’entre eux ne présente d’antécédent judiciaire. À ce stade, le parquet n’a pas donné de réponse pénale. Les investigations des gendarmes se poursuivent, notamment pour préciser le degré d’implication respectif des quatre jeunes ».
Le Service départemental d’incendie et de secours du Finistère, le Sdis, est actuellement en train de chiffrer le préjudice financier entraîné par l’incendie. Ces quatre jeunes mis en cause pourraient aussi être poursuivis pour d’autres infractions, précise un membre des forces de l’ordre. Par exemple, de ne pas avoir prévenu tout de suite de la commission de l’incendie
. L’enquête de gendarmerie se poursuit.
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