La Fonderie de Bretagne à Caudan obtient un sursis jusqu’au 11 septembre grâce aux 4,5 millions débloqués par Renault (OF.fr-17/07/26)

« Il faut trouver un repreneur industriel avec un vrai projet, et surtout pas un financier », souligne Maël Le Goff, secrétaire CGT à la Fonderie de Bretagne. | OUEST-FRANCE

Le tribunal de commerce de Lorient (Morbihan) a donné jusqu’au vendredi 11 septembre 2026 à la Fonderie de Bretagne pour trouver un potentiel repreneur. En attendant, l’usine pourrait continuer à fonctionner grâce aux 4,5 millions d’euros débloqués par Renault.

Lors d’une audience qui s’est tenue vendredi 17 juillet 2026, le tribunal de commerce de Lorient a accordé un sursis de deux mois à la Fonderie de Bretagne, qui a jusqu’au vendredi 11 septembre pour présenter un repreneur. Placée en cessation de paiements puis en redressement judiciaire le vendredi 3 juillet 2026, l’entreprise, reprise par le groupe Europlasma en mai 2025, pourra continuer à tourner dans les semaines à venir, grâce aux 4,5 millions d’euros injectés par Renault.

Le constructeur automobile, qui a créé l’usine de Caudan (Morbihan) en 1966, a accepté de débloquer une partie des fonds placés sous forme de fiducie dans le cadre du plan de relance 2025. Cette somme doit permettre à la Fonderie de Bretagne de tenir jusqu’au 15 octobre, selon Maël Le Goff, secrétaire CGT.

À la sortie du tribunal, un sentiment de soulagement animait les représentants syndicaux, la Fonderie de Bretagne ayant échappé à la liquidation judiciaire. Les salaires seront versés durant les trois prochains mois. Les salariés pourront partir en vacances en étant rassurés. Malgré cela, le 11 septembre va venir très vite. Il ne passe souvent pas grand-chose durant l’été », explique Eric Blanchier.

« Misère industrielle »

De son côté, Maël Le Goff en appelle, une nouvelle fois, aux politiques. À nous, salariés et représentants du personnel, de mettre la pression sur Bercy (où se trouve le ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique). Il faut arrêter de nous balader comme c’est le cas depuis deux ans. Voilà des années que l’on nous parle de souveraineté industrielle, alors que notre quotidien est fait de misère industrielle.

À deux mois de l’échéance, aucun repreneur crédible ne s’est manifesté. Chacun a un rôle à jouer, afin qu’un repreneur solide puisse être identifié souligne le sénateur socialiste Simon Uzenat, seul élu présent à la sortie du tribunal. Il faut trouver un repreneur industriel avec un vrai projet, et surtout pas un financier », rebondit Maël Le Goff.

En attendant le 11 septembre, la Fonderie de Bretagne sera à l’arrêt, comme chaque année, en août. La période des congés d’été devrait être mise à profit pour réparer le four endommagé lors d’un incendie en janvier. Cela aurait déjà dû être fait si Europlasma avait mis les moyens », pointe Maël Le Goff.

Après avoir remis l’usine en route alors que les salaires du mois de juin n’avaient pas été versés (ils l’ont été vendredi 10 juillet), les «  fondeurs pourront honorer plusieurs commandes à la rentrée. Notamment des pièces pour John Deere, un fabricant de tracteurs, des corps d’obus creux pour Thalès et des boitiers différentiels pour Renault.

Source: https://www.ouest-france.fr/economie/industries/la-fonderie-de-bretagne-a-caudan-obtient-un-sursis-jusquau-11-septembre-951f9948-81b3-11f1-8650-d79ccbde952a

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