«Le diagnostic a été un choc» : à Quimper, l’école Edmond-Michelet sera démolie puis reconstruite, les élèves déménagent (OF.fr-27/08/26)

L’école Edmond-Michelet de Quimper (Finistère) a fermé ses portes pour quatre ans afin d’être reconstruite. L’entité scolaire se poursuit dans l’école Emile-Zola de la même ville. | OUEST-FRANCE

À quelques jours de la rentrée, sept classes de l’école Edmond-Michelet, à Quimper (Finistère), doivent changer d’adresse. En cause : l’état des bâtiments, désormais jugés incompatibles avec l’accueil des élèves. Une réorganisation qui concerne au total trois écoles quimpéroises.

Par Stéphanie HANCQ

Le diagnostic complémentaire présenté le 7 juillet a été un choc. Il nous a terrassés. Jeudi 27 août 2026, lors du conseil municipal de Quimper (Finistère), Nabila Prigent, adjointe chargée de l’éducation, est revenue sur les quelques semaines qui ont conduit à la fermeture précipitée de l’école Edmond-Michelet.

Construite entre 1981 et 1984, dernière école sortie de terre à Quimper, celle-ci souffre pourtant depuis l’origine de malfaçons et d’importants problèmes d’infiltrations. Plusieurs interventions de renforcement ont été réalisées, notamment en 2000 et 2019. Dès 2022, un rapport faisait état d’une situation structurelle inquiétante et d’une durée de vie limitée de l’établissement.

Une quarantaine d’étais dans l’école

La situation s’est progressivement aggravée. Une quarantaine d’étais sont aujourd’hui installés sur le site. Vingt-sept l’ont été au cours des deux dernières années, dont neuf en février 2026 et l’un dans la salle des professeurs.

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En juin, de nouvelles mesures conservatoires avaient été prises : interdiction de circuler sur et sous deux passerelles, sécurisation des vitrages du restaurant scolaire ou encore barriérage d’une partie de la cour.

Une quarantaine d’étais sont aujourd’hui installés dans l’école Edmond-Michelet. Vingt-sept ont été posés au cours des deux dernières années. | MAIRIE DE QUIMPER

À ce stade, plusieurs scénarios restaient cependant envisagés pour réhabiliter l’établissement : réaliser les travaux en site occupé, déménager temporairement les enfants ou encore procéder à des réparations permettant de prolonger de quelques années la durée de vie des bâtiments.

« Il a fallu se réorganiser en urgence »

Les résultats d’analyses complémentaires, reçus le 7 juillet, ont définitivement écarté cette dernière possibilité. Ils ont montré une accélération de la vétusté de plusieurs éléments structurels. Des moisissures – entrainant un risque sanitaire – ont également été découvertes dans certains espaces, immédiatement fermés.

Face à la dégradation de l’école Edmond-Michelet, plusieurs mesures de sécurité avaient déjà été prises avant la décision de fermer totalement l’établissement. | MAIRIE DE QUIMPER

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Nabila Prigent évoque aussi la découverte d’un champignon grignotant la structure bois. Il a fallu se réorganiser en urgence.

À moins de deux mois de la rentrée, la décision est alors prise : aucun élève ne reviendra à Edmond-Michelet en septembre. Cette situation a pu soulever des questions légitimes, reconnaît la maire, Isabelle Assih. Pour cette rentrée, nous avons une solution cohérente.

Onze classes déménagent

Commence alors un important jeu de chaises musicales. Les sept classes d’Edmond-Michelet sont transférées dans les locaux de l’école Émile-Zola, rue du même nom. Les quatre classes d’Émile-Zola rejoignent, elles, l’école Victor-Hugo, rue Alfred-de-Vigny.

Zola et Victor-Hugo cohabiteront ainsi dans les mêmes locaux mais conserveront chacune leur direction. L’objectif était de ne pas les séparer, souligne Nabila Prigent, à propos des élèves de Michelet. Les filières bilingue et monolingue restent notamment regroupées.

Les postes d’enseignants sont maintenus, tout comme les équipes scolaires et périscolaires. Quatre postes d’Atsem sont notamment conservés pour les trois classes maternelles d’Émile-Zola accueillies à Victor-Hugo.

L’accueil de loisirs, maternel et élémentaire, qui représente environ 180 places, quitte également Michelet. À partir de septembre, les enfants seront accueillis dans les locaux de l’école Léon-Blum et à Creac’h-Gwen.

Une quarantaine d’étais sont aujourd’hui installés dans l’école Edmond-Michelet. Vingt-sept ont été posés au cours des deux dernières années. Face à la dégradation de l’école Edmond-Michelet, plusieurs mesures de sécurité avaient déjà été prises avant la décision de fermer totalement l’établissement. | MAIRIE DE QUIMPER

500 appels passés aux familles

Il a fallu trouver de nouvelles organisations pour les élèves mais aussi les équipes éducatives, périscolaires, rappelle Nabila Prigent. Avec une priorité : L’enfant est au cœur de notre réflexion.

Pendant l’été, vingt agents ont consacré environ 100 heures à quelque 500 appels aux familles. Courriers, réunions d’information et visites des nouvelles écoles ont également été organisés. Il fallait répondre aux familles, à leurs questions et notamment aux inquiétudes sur le déplacement. L’objectif ? Qu’aucune famille ne soit laissée seule face à cette situation.

Les déménagements et travaux d’adaptation des écoles ont, eux aussi, été réalisés pendant l’été.

Une navette entre Michelet et Zola

Pour les familles de Michelet, une navette doit être mise en place entre l’ancienne école et Émile-Zola, avec un accompagnement du service de médiation Pimms.

Les abords des établissements sont également réorganisés. Rue Alfred-de-Vigny, où se trouve Victor-Hugo, la circulation passe entièrement en sens unique et dix places arrêt minute sont créées. Des abris à vélos et une figurine de sécurité doivent également être installés.

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Rue Émile-Zola, quatre places arrêt minute et une place PMR sont aménagées. Huit barrières sont retirées pour faciliter les flux et un abri à vélos est ajouté. La signalétique sera adaptée autour des deux sites.

Quatre années de reconstruction

Cette organisation provisoire est appelée à durer. Les bâtiments d’Edmond-Michelet doivent être démolis en 2027. Une nouvelle école sera ensuite construite au même emplacement, avec une durée de travaux estimée à quatre ans. La déconstruction d’une école constitue une première depuis longtemps à Quimper, souligne Isabelle Assih.

Le dossier ouvre désormais une autre question : celle des investissements que la Ville devra consacrer à son patrimoine dans les prochaines années. La question, en réalité, est : qu’est-ce que nous ne pourrons pas faire ? a interrogé l’élue d’opposition Claire Levry, lors du conseil municipal.

Il n’y a pas que ce bâtiment qui m’inquiète, lui a répondu Isabelle Assih, évoquant notamment la chapelle des Jésuites. Des arbitrages devront être rendus dans les mois à venir.

Source: https://www.ouest-france.fr/education/ecole/le-diagnostic-a-ete-un-choc-a-quimper-lecole-edmond-michelet-sera-demolie-puis-reconstruite-les-eleves-demenagent-60c03ab4-a22d-11f1-bba4-fb5ac80a227f

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Un commentaire

  1. Il est certain que l’on attend toujours le dernier moment pour entretenir correctement : pas porteur pour les élections!!

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