
Environ 350 personnes se sont rassemblées au Parc à chaînes, ce jeudi 29 octobre 2026 à Brest (Finistère), pour soutenir les trois manifestants violemment agressés le 24 octobre 2026, et montrer qu’ils restent mobilisés « malgré le traumatisme ».
Par Etienne LANNUZEL
Ému aux larmes, Colin retrace, ce jeudi 29 octobre 2026 au Parc à chaînes, l’agression qu’il a subie lors de la manifestation du samedi 24 octobre à Brest (Finistère). Alors qu’il se rend au blocage du rond-point des Foulques, en tout début de matinée, lui et deux de ses amis, Maxime et Axelle, sont pris dans un guet-apens. Huit personnes cagoulées leur foncent dessus, matraques et gazeuses en main, et les tabassent. Ça nous a semblé durer une éternité.
Colin ressort de l’agression avec seize points de suture à la tête et une fracture à la main gauche. Ses deux amis aussi sont blessés.
« Nous allons continuer à nous battre pour un monde plus juste »
Face à lui et Maxime, ce jeudi au Parc à chaînes, environ 350 personnes sont présentes pour apporter leur soutien : des militants antifascistes, des syndicats, des partis de gauche (Écologistes, Parti communiste…) et de simples habitants, venus aussi dénoncer l’empreinte de plus en plus visible et violente de l’extrême droite à Brest.
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Les fachos s’organisent et n’épargnent personne sur leur chemin, reprend Colin, applaudi par la foule. Il est temps de réagir face à cette violence gratuite. Nous ne sommes ni des militants invétérés ni encartés. Nous souhaitions simplement apporter notre soutien aux lycéens et nous battre pour un monde plus juste. Malgré le traumatisme, nous allons continuer à manifester.
Dès ce samedi 31 octobre, lors d’une nouvelle journée de mobilisation organisée à Brest.
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