
Le syndicat SNES-FSU 56, par la voix de son cosecrétaire Fabrice Rabat, salue l’écoute du gouvernement suite aux mobilisations lycéennes, mais estime que les annonces sont insuffisantes. Il appelle à la mobilisation le 5 novembre.
Entretien réalisé par Laurie BOSDECHER
Y a-t-il des points positifs dans les annonces faites pour les lycéens ce lundi 26 octobre par le gouvernement ? Si oui, quels sont-ils ?
Fabrice Rabat. Ce qui est positif, c’est qu’ils ont écouté et entendu ce que demandaient les lycéens. Manque de professeurs, état du bâti, amélioration et meilleure transparence de Parcoursup, emplois du temps : sur ces points, le ministère a entendu et a pris en compte les différentes problématiques qu’il y a dans les lycées. Cela montre que quand on met la pression, le gouvernement répond. Cela faisait dix ans qu’on demandait ces améliorations, cette situation couvait depuis des années. Il faut « déblanquériser » les lycées, les réformes de ce ministre ont été catastrophiques.
Des points ont-ils été négligés ou oubliés ?
Ces annonces ne suffisent pas, il en manque encore. Proposer des classes à 28 élèves en seconde, c’est très bien, mais pourquoi seulement en seconde ? Au SNES-FSU, on a un objectif : 25 élèves pour toutes les classes de lycée. Pour les remplacements, les 3 000 profs sortent du chapeau, on les prend ailleurs mais qui des quid des remplacements ailleurs ? Je note aussi qu’il n’y a pas trop de choses sur les lycées professionnels. La vraie question c’est le recrutement. Mais pour attirer de nouveaux profs, il va falloir revaloriser la profession au niveau salarial.
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Avez-vous soutenu la mobilisation lycéenne ? Allez-vous, vous aussi, personnels de l‘éducation, continuer à vous mobiliser ?
Nous avions les mêmes revendications que les lycéens. Nous avons suivi et accompagné pour que tout se fasse dans le calme et pacifiquement. Ils ont montré que quand on bouge et qu‘on porte ses revendications, on arrive à faire bouger des lignes. Nous laissons les lycéens s’organiser pour la suite de leur mobilisation. Nous appelons à une grande mobilisation interprofessionnelle le jeudi 5 novembre pour planter un nouveau clou et dire qu’il y a encore à faire.
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