
L’audience du tribunal de commerce de Lorient, ce 17 juillet 2026, a validé le redressement judiciaire de La Fonderie de Bretagne et fixé un court délai pour trouver un repreneur. Les élus du territoire veulent y croire.
« L’espoir d’une reprise est devant nous », assurent dans un communiqué commun Fabrice Loher, président de Lorient Agglomération, Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne, Fabrice Vély, maire de Caudan et Jean-Michel Jacques, député de la circonscription, après la décision du tribunal de commerce de Lorient de valider le redressement judiciaire de la Fonderie de Bretagne (FDB Industries). Ils saluent « les salariés qui, dans un contexte que peu auraient supporté, ont choisi de relancer l‘outil plutôt que de baisser les bras. Ce geste-là dit tout ». Et de poursuivre : « Une reprise est espérée pour début octobre. Nous y croyons parce que cet outil industriel a de la valeur, parce que ses savoir-faire sont rares et recherchés, parce que la diversification engagée vers la Défense ouvre des perspectives que rien ne justifie d‘abandonner. »
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« Chacun a un rôle à jouer »
« C’est évidemment une très bonne nouvelle, puisqu’on s’était mobilisés dès le début du mois de juillet », réagit Simon Uzenat, sénateur du Morbihan. « Maintenant, le délai est très court, et donc l’urgence, c’est que tout le monde se mobilise pour identifier un repreneur solide, industriel, pas un financier, pour ne pas connaître les déboires en série des derniers mois. Enfin, évidemment, si c’était simple, on l’aurait trouvé depuis un moment. Il nous reste deux mois et ça commence dès maintenant. Chacun a un rôle à jouer. Moi, je prendrai modestement ma part ».
Un plan de sauvegarde souhaité
Le député du Morbihan Damien Girard dit avoir « beaucoup de mal à croire qu’un repreneur puisse émerger aujourd’hui alors qu’il n’y en avait déjà pas il y a un an, à l’exception d’Europlasma ». Considérant que « miser sur le temps qui passe pour espérer une reprise ne constitue pas une stratégie industrielle crédible », il considère qu’il « faut désormais un véritable plan de sauvegarde ». Il renouvelle sa demande d’une nationalisation temporaire de la Fonderie de Bretagne.
Construire un avenir durable
« Cette décision donne une perspective et ouvre une nouvelle étape pour construire une reprise durable », assure le député Jean-Michel Jacques, président de la commission de la défense nationale et des forces armées. Selon lui, « l’avenir de Fonderie de Bretagne repose sur la diversification de son plan de charge, dans la défense comme dans les secteurs du ferroviaire, de l‘agricole ou encore de l’éolien. C’est cette capacité à conquérir de nouveaux marchés qui permettra d‘assurer durablement la viabilité du site et de renforcer son attractivité auprès d‘un repreneur ».
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