
Pour ramener le déficit public à 3 % du PIB d’ici 2029, la Cour des comptes propose une réforme de la fiscalité, avec une taxation modérée mais progressive des patrimoines les plus élevés, et un effort sur la masse salariale de la fonction publique.
Par Jessica STEPHAN
La Cour des comptes demande des efforts pour ramener le déficit public à 3 % du PIB d’ici 2029. Dans une note publiée le 21 septembre, l’institution dirigée par l’ex-ministre macroniste Amélie de Montchalin propose une réforme de la fiscalité du patrimoine sur deux plans, avec des allègements de certains prélèvements, et une plus forte taxation des patrimoines les plus élevés. Si même la Cour des comptes le dit…
Pour autant, elle ne va pas aussi loin que la proposition de taxe Zucman à hauteur de 2 % par an du patrimoine détenu – pourtant le « minimum syndical », confiait l’économiste à l’Humanité. L’instance se borne à « une taxation modérée mais progressive de la fortune personnelle, excluant les actifs professionnels » pour 1,4 milliard d’euros, et propose d’étendre la taxe sur les holdings, avec un milliard de gains attendu pour les caisses de l’État.
Des efforts « tant sur les effectifs que sur les salaires » des fonctionnaires
Mais ce sont surtout les fonctionnaires qui trinquent, avec un effort de 20 milliards d’euros d’ici trois ans sur la masse salariale, « tant sur les effectifs que sur les salaires » précise la Cour, via quatre leviers : non-remplacement de départs à la retraite, gel ou sous-indexation du point d’indice, jeu sur les revalorisations ciblées, et ralentissement de certains avancements de carrière.
En totale opposition à la demande des syndicats de la fonction publique, et après des gels successifs du point d’indice des fonctionnaires ces dernières années. Le 29 septembre, ils seront en grève pour leurs salaires, leurs conditions de travail et les moyens des services publics.
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