
Samedi 26 septembre 2026, plus de 700 personnes ont marché pour le climat dans les rues de Morlaix (Finistère). Un rassemblement massif, et surtout des témoignages forts à l’adresse des politiques.
« Mon avenir, je le vois sans eau ! » Alors qu’elle s’apprête à marcher pour le climat, Yanaëlle, 14 ans, demande qu’on lui offre un futur viable. Comme elle, ils sont plus de 700 à s’être déplacés samedi 26 septembre dans les rues de Morlaix (Finistère).
« Sauvons la terre », « Stop voting criminals laws », « Stop pesticides », « Nous voulons des coquelicots »… Les slogans se réfèrent aux multiples canicules et vagues de chaleur qui ont émaillé la France cet été. Des records, sur fond de réchauffement climatique.
« La situation est critique »
Personne n’y a échappé. « La situation est critique », alerte Philippe Bras, président de l’AAPPMA (Association agréée de pêche et de protection des milieux aquatiques) qui gère plus d’un millier de kilomètres de cours d’eau. « Le Code de l’environnement place en première exigence, le vivant et l’eau bien avant l’économie, l’industrie et l’agriculture. Or on en est loin ! »
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Fabrice, enseignant, revient les fortes chaleurs relevées dans son école : « L’urgence s’est installée. Des rideaux et des climatiseurs, est-ce que c’est ça s’adapter ? »
Contre la loi Duplomb 2
« À la sixième canicule, ce n’est plus une canicule mais bien réchauffement et que l’on commence à comprendre ce que ça veut dire dans nos corps », témoigne Raphaël, agriculteur laitier en bio et porte-parole de la Confédération paysanne. Il demande une importante transformation agroécologique : « Il faut travailler à réduire nos émissions, l’agroécologie est la seule qui le permet. »
Une demande appuyée par Arlette, paysanne arboriste, venue à la marche avec son arrosoir slogan sur lequel il est inscrit « Je suis le vivant » et « politik kills ». Elle s’insurge contre la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricole, dite « loi Duplomb 2 » votée en août dernier : « Alors que les scientifiques et les médecins sont contre »
Elle parle pour la jeunesse inquiète pour son avenir : « Nous voulons une planète sur laquelle on pourra vivre. Nous ne sommes ni éco-anxieux ni éco-anxieuses. Nous sommes éco-lucides. » Anna insiste sur ce changement de paradigme et cette lucidité qui la met, elle et les autres, en colère « Parce qu’aujourd’hui, c’est déjà dur. La catastrophe n’est pas à venir : elle a déjà commencé. »
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