
L’élu de La France insoumise évoque son action à l’Assemblée sur le thème de l’eau, de la citoyenneté et du contexte international. Tout en se réjouissant de la dynamique de campagne qu’il constate sur le terrain. « J’ai de bons retours », affirme-t-il.
Par Lucie VANWEYDEVELDT
Je suis ravi de la dynamique de cette campagne. J’ai de bons retours de terrain et des échanges très positifs.
À Brest, le député de La France insoumise, Pierre-Yves Cadalen, est dans les starting-blocks avant les élections présidentielles et législatives de 2027. À l’occasion de sa rentrée, il organise une fête, ce jeudi 17 septembre 2026, à l’Espace Léo-Ferré et communique sur son action à l’Assemblée nationale. C’est un mandat que j’aime beaucoup, je m’y engage à fond, déclare-t-il. Ce qui m’intéresse, c’est de me battre pour que l’on puisse appliquer le programme de LFI. La nouvelle France et la nouvelle gauche sont là. On est à l’heure des choix.
« La voix d’une France indépendante »
Le député de la deuxième circonscription du Finistère (Brest centre) martèle son engagement contre l’extrême droite. Il appelle au changement et à la création de la VIe République, une République qui donne à l’assemblée nationale et aux citoyens plus de pouvoir.
Le député indique qu’il sera présent à Lille à la Convention citoyenne pour la démocratie qui s’ouvre en septembre 2026, pour travailler à des préconisations adressées aux candidats à l’élection présidentielle.
Pierre-Yves Cadalen détaille ensuite ses engagements en matière d’environnement, de budget, de logement, etc. Il fait référence au Général de Gaulle et à la situation internationale du pays, en affirmant sa satisfaction de siéger à la Commission des affaires étrangères. La politique internationale commande la politique de défense, affirme-t-il. Il y a des choix tactiques et stratégiques à faire pour sortir de l’ornière. Il faut retrouver la voix d’une France indépendante des États-Unis, de la Russie et de la Chine.
Sur le terrain, il milite pour la création de l’Institut Océan de l’université des Nations unies, et son implantation à Brest. Je multiplie les rencontres au sein des cabinets ministériels afin de soutenir ce projet. On m’oppose la rigueur budgétaire mais je pense qu’il y a des recettes à gagner. Il y a un délitement de l’action publique sur le changement climatique. Il faut revenir à des perspectives de long terme.
« Pas un parlementaire fainéant »
Depuis le début de son mandat, le député LFI a participé à la rédaction de quatre rapports sur des thèmes différents. Il cite la gratuité des parkings dans les hôpitaux publics, la géopolitique de l’eau avec notamment un voyage en Égypte, une convention relative à l’organisation internationale du travail et la création d’un Institut Océan de l’université des Nations unies en France. Je ne suis pas un parlementaire fainéant
, ajoute l’élu qui rappelle également ses engagements locaux en matière de logement. Il y a actuellement une liste d’attente de 7 000 personnes qui attendent un toit à Brest métropole. J’accompagne des personnes qui craignent de se retrouver à la rue. Quand on pense que le Rassemblement national de Marine Le Pen veut abroger la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain alors qu’elle favorise la mixité sociale.
Peu de mots concernant le procès qui l’oppose au président du Département du Finistère, Maël de Calan. Juste cette phrase : Ceux qui mettent dos à dos la gauche et l’extrême droite endossent une grave responsabilité au regard de l’histoire.
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