
Ce mardi, des centaines de lycéens ont défilé dans Quimper pour réclamer plus de moyens, la fin de Parcoursup et des conditions d’études dignes. La jeunesse quimpéroise a fait entendre sa voix.
« Voir la jeunesse engagée dans la rue aujourd’hui, c’est vraiment beau ». Au mégaphone, l’un des porte-parole de la mobilisation lycéenne s’enthousiasme. Ce mardi 6 octobre 2026, à Quimper, l’ambiance est toute autre que celle de la journée de vendredi, durant laquelle les forces de l’ordre avaient procédé à cinq interpellations et trois gardes à vue. Mais les revendications pas moins présentes, au contraire.
« On ne s’attendait pas à ce qu’il y ait autant de monde, mais ça montre que la jeunesse est mobilisée », glissent conjointement Gabin, Angèle et Joachim, en classe de 1re, à Brizeux. Pour les trois lycéens, cette participation à une manifestation est une première. « On est là pour demander davantage de moyens à l’Éducation nationale et la suppression de Parcoursup. On a la chance d’être de pouvoir travailler dans des bâtiments rénovés mais ce n’est pas le cas de tout le monde alors on est présent en soutien aux autres lycées ».
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Jusqu’à 2 000 personnes
Des considérations revenues dans les bouches de tous les manifestants. Comme Jade, Alana, Camille, Colette, Yana et Daphné, toutes en classe de Seconde et qui se sont retrouvées devant Chaptal, où elles n’étudient pourtant pas toutes, ce mardi matin. « Il y a trop de postes supprimés, de profs pas remplacés. On se retrouve parfois dans des classes de 35 élèves et c’est vraiment compliqué », décrivent des jeunes femmes bien décidées, à l’instar des lycéens mobilisés ce jour, à ne pas se faire voler leur combat.
Car, à de multiples reprises et tout au long d’une journée qui aura compté jusqu’à près de 2 000 manifestants au plus fort de la mobilisation, les lycéens quimpérois auront rappelé qu’ils étaient bien aux manettes de ce rassemblement malgré la présence d’organisations syndicales et de partis politiques
« C’est à nous de nous mettre d’accord et choisir ce qu’on veut défendre. Il ne faut pas oublier qu’on est un mouvement populaire ! Les jeunes, on est le futur », appuie la délégation de huit lycéens reçue par les services départementaux de l’Éducation nationale à l’heure de midi.
« C’est nous les électeurs de demain »
Parce qu’en dépit de quelques rares moments de flottement, inhérents à l’organisation d’un tel mouvement quand on débute – comme c’était le cas d’une bonne partie des lycéens présents ce jour – à l’image d’un chant habituel des manifestations dont les jeunes manifestants ne connaissaient pas les paroles, la mobilisation aura été particulièrement bien menée.
« On est là pour montrer qu’on peut être hyper engagés, porter des messages forts et faire ça dans le calme », assurent ainsi conjointement Inès, Léo et Maé, venus de Douarnenez pour renforcer les rangs des lycéens quimpérois. « On veut faire entendre nos voix, montrer que nous voulons décider de notre avenir parce que c’est nous les électeurs de demain », embrayent Fanida et Anna-Rose, en Seconde à Brizeux. En début d’après-midi, après plusieurs heures de manifestation, les lycéens se séparent, place Saint-Corentin. Non sans avoir posé des bases pour de futurs rassemblements : « On va faire de ce combat une lutte collective avec tous les lycées. Restons unis, on va gagner ! », conclut Axel, du lycée de Cornouaille, dans le mégaphone.
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