
Alors qu’un préavis de grève national est déposé par l’intersyndicale des sapeurs-pompiers, du 8 septembre au 20 octobre 2026, le syndicat CGT du Sdis (Service départemental d’incendie et de secours) en Côtes-d’Armor a lancé un appel aux députés costarmoricains.
Par Donovan GOUGEON
, assure ce représentant syndical. Alors qu’un préavis de grève national des sapeurs-pompiers, pour demander plus de moyens, est déposé, du 8 septembre au 20 octobre 2026, le syndicat CGT du Sdis (Service départemental d’incendie et de secours) des Côtes-d’Armor a écrit aux députés costarmoricains – Murielle Lepvraud et Corentin Le Fur les ont rencontrés, pour l’heure – et bientôt aux sénateurs.Le mode de financement du Sdis (NDLR : construit autour du Département et du bloc communal) n’est plus adapté
On a des interventions en hausse, du volontariat qui stagne, voire diminue depuis des années et le nombre de professionnels n’augmente pas.
D’après ce délégué syndical, le temps moyen d’arrivée des secours est aussi à la hausse. La moyenne nationale était à 12 min 40 en 2013 ; on est à 18 min 16 en Côtes-d’Armor aujourd’hui. Certains centres, c’est plus de 20 min.
Agir sur la taxe de séjour ?
Il appuie qu’il faudrait entre 80 et 100 sapeurs-pompiers professionnels en plus dans le département […]. Il manque deux millions d’euros dans les caisses pour le fonctionnement.
Devant les députés, et alors que la loi de finances va arriver dans le débat à l’Assemblée, la CGT lance des pistes : augmenter la taxe spéciale sur les conventions d’assurances (TSCA) et reverser au Sdis
; agir sur la taxe de séjour, car le tourisme génère aussi du risque
; et revoir les prérogatives de la Région pour une participation dans la formation des pompiers, par exemple ».
La prise en compte du changement climatique
Murielle Lepvraud, députée La France insoumise de Guingamp-Rostrenen, juge ces pistes cohérentes. Dans une récente mission d’information sur les changements environnementaux et enjeux de défense, elle a d’ailleurs formulé une proposition pour anticiper les besoins capacitaires des forces de sécurité civile, au regard des évolutions climatiques, afin de leur permettre de faire face à une crise climatique majeure sans le soutien des forces armées
.
Corentin Le Fur (Les Républicains) le dit aussi : Nous allons devoir adapter notre modèle aux nouveaux enjeux et leur montrer concrètement davantage de considération.
Le délégué syndical l’assure : On est prêts pour le risque d’hier, pas celui d’aujourd’hui, ni de demain.
URL de cet article : https://lherminerouge.fr/wp-admin/post.php?post=108233&action=edit
Article suivant :
Article précédant :
