
En cessation de paiements, la Fonderie de Bretagne, fleuron industriel du territoire, a été placée la semaine dernière en redressement judiciaire. Prochaine étape, l’étude du dossier par le tribunal de commerce de Lorient (Morbihan) le 3 ou le 17 juillet 2026. Avec la « crainte » affichée, pour la CGT, « d’aller directement à la liquidation judiciaire ».
Par Pauline DECKER
« Il est grand temps qu’Europlasma quitte la Fonderie de Bretagne. On est dans une situation catastrophique
, résume une nouvelle fois Maël Le Goff, délégué CGT, le ton grave. À l’issue du CSE extraordinaire organisé ce mardi 30 juin 2026, les troupes en ont ras le bol
, rongées par les mensonges
du PDG du groupe, présent sur site pour l’occasion. Industriellement il n’y a rien. C’est juste un financier qui lève des fonds sur les marchés
, enrage le représentant syndical, alors que l’entreprise, en cessation de paiements, a été placée la semaine dernière en redressement judiciaire.
Exit les annonces de négociations exclusives
avec un mystérieux investisseur français
prêt à s’engager en vue de la cession des activités liées de défense (un montant de 150 millions d’euros). Pour Maël Le Goff, il n’y a pas de repreneur. Même s’il nous a encore dit aujourd’hui qu’il avait des touches… C’est du délire
, embraye de guerre lasse le syndicaliste.
« On ne sait même pas si on aura nos salaires cette semaine »
Prochaine étape, l’étude du dossier par le tribunal de commerce de Lorient le 3 ou le 17 juillet. Avec la crainte
affichée d’aller directement à la liquidation judiciaire
.
En activité partielle depuis le 27 novembre 2025 jusqu’à ce vendredi 3 juillet, les salariés devraient malgré tout être de retour au travail lundi prochain sans savoir ce qu’on va faire ici
. Ni même si on aura nos salaires cette semaine. Il nous répond qu’il cherche du cash pour payer.
Et encore moins si on aura encore notre travail vendredi
.
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