
Les réserves baissent, mais pour l’heure, la distribution d’eau potable par Eau du Ponant se fait normalement. Quelques bonnes averses ne nuiraient pas, toutefois.
Par David CORMIER
« Nous ne sommes pas au niveau de crise. Nous restons en alerte renforcée. C’est une décision préfectorale. Pour l’instant, même si les réserves ont diminué, nous n’avons pas de problème pour alimenter en eau potable nos territoires de Brest métropole, de la Communauté de communes du pays de Landerneau-Daoulas ni de celle du Pays d’Iroise ». Chez Eau du Ponant, l’état de la réserve d’eau n’incite pas au catastrophisme, en cette période de sécheresse, tandis que la Presqu’île de Crozon frôle la pénurie, ce 30 juillet 2026.
Mais il n’y a pas d’interconnexion entre les deux réseaux. Le président du conseil départemental du Finistère Maël de Calan entend, à terme, « faire circuler l’eau dans tout le territoire pour le sécuriser. Parce qu’on manque rarement d’eau au même moment partout », disait-il, entre autres, le 16 juillet. Ce qui nécessitera des travaux onéreux.
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Le Pays d’Iroise incite à la modération
La Communauté de communes du Pays d’Iroise incite tout de même ses habitants à économiser la ressource. Chez Eau du Ponant, on reconnaît d’ailleurs regarder avec de plus en plus d’intérêt les bulletins météo. Signe qu’on n’est quand même pas loin de voir les galets. Il est envisagé un peu de pluie la première semaine d’août, sans plus. De toute façon, avec ces sols si secs, l’eau ruissellerait beaucoup (en partie vers les rivières qui alimentent le réseau), plutôt que de pénétrer dans la terre et emplir les nappes. Elle aiderait aussi, bien sûr, la végétation à se régénérer.
La société publique locale constate que la baisse de consommation estivale (une fois les étudiants repartis dans leur région et certains habitants partis en vacances) est moins forte que d’habitude. Soit les locaux sont moins partis en vacances ce mois de juillet, soit ils ont consommé davantage (plus de douches à cause de la chaleur ?).
Des idées pour réduire les risques
Plusieurs idées, à terme, pourraient contribuer à réduire le risque de pénurie d’eau, outre les interconnexions entre territoires. Continuer à traquer les fuites : les micros installés dans une partie du réseau d’Eau du Ponant depuis un an semblent très efficaces. Et leur installation se poursuit. Développer, peut-être, des outils de suivi de la consommation en temps réel, comme le font d’autres collectivités : il n’y a pas pour l’eau de compteur Linky comme pour l’électricité. Traiter les eaux usées coûte trop cher actuellement, mais sera-ce plus rentable à l’avenir, si le problème devait s’aggraver et devenir plus fréquent avec le changement climatique ? Ce sera aux politiques locaux de prendre les décisions les plus pertinentes.
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