
Investir pour économiser l’eau, peut-être la faire payer plus cher en été, et augmenter le tarif quand on consomme plus : le maire de Brest, Stéphane Roudaut, affiche une volonté d’action pour lutter contre la pénurie.
Par David CORMIER
Les Bretons commencent à se faire à l’idée qu’on peut manquer d’eau dans la région : les sols absorbent moins qu’ailleurs les pluies et, quand elles se font rares, la pénurie guette. Cet été 2026 aura vu plusieurs secteurs du Finistère en difficulté. « Nous avons eu un débat cet été au sein de la majorité », expliquait ce mercredi 23 septembre 2026 Stéphane Roudaut, maire de Brest et président de Brest métropole, lors de sa conférence de presse de rentrée. « Nous nous sommes mis d’accord sur un plan d’investissement massif avec Eau du Ponant pour des économies d’eau, la préservation de la ressource ».
« Nous n’avons pas de tabou »
Il a évoqué deux autres pistes. Celle de « la progressivité du tarif, au lieu de la dégressivité. Actuellement, plus on consomme, moins on paie au mètre cube. Il faudrait faire l’inverse ». Et celle de « la saisonnalité, faire payer plus cher en été, comme dans le Pays fouesnantais ».
« Le débat devrait s’étendre au Pays de Brest ou à l’échelle du département. Nous sommes prêts. Nous n’avons pas de tabou », indiquait encore Stéphane Roudaut. À noter que Maël de Calan, le président du conseil départemental, invite à ces mesures depuis le début de l’été. Et à investir pour que les réseaux du nord et du sud du Finistère soient reliés, afin de s’entraider en cas de besoin.
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