
Cahiers, classeurs, crayons, mais aussi vêtements et chaussures : à l’approche de la rentrée scolaire, les dépenses s’accumulent pour des familles du pays de Lorient (Morbihan). Si l’allocation de rentrée scolaire, versée le 18 août 2026, apporte un coup de pouce à certains foyers, elle ne suffit pas toujours à couvrir la facture.
Par Coline BOUARD
Où sont les cahiers 24/32 ?
; Je ne trouve pas les classeurs
; Celui-ci est moins cher.
Dans les allées d’un supermarché de Lanester (Morbihan), les voix des parents se mêlent au bruit des chariots. Le retour sur les bancs de l’école approche, et l’heure est aux préparatifs. Achat de fournitures, vêtements, chaussures, tout y passe. Dans un budget parfois serré.
Le 18 août 2026, l’allocation de rentrée scolaire (ARS) a été versée dans l’Hexagone. Son montant varie selon l’âge de l’enfant : 426 € pour les 6-10 ans, 450 € pour les 11-14 ans et jusqu’à 466 € pour les 15-18 ans. Une aide bienvenue pour les familles, alors que la rentrée représente une dépense importante.
« La prime est un réel coup de pouce »
La prime est un réel coup de pouce, sinon on se priverait
, confie Mathilde. Pour une autre mère de famille, l’allocation permet d’absorber une partie des dépenses, notamment pour les lycéens. Ma fille entre en première et il y a plusieurs livres à acheter.
À mesure que les enfants grandissent, la facture s’alourdit. La liste est plus longue et la prime ne couvre pas l’intégralité des dépenses
, poursuit-elle. Une réalité résumée par Louise, mère de cinq enfants, dont quatre sont scolarisés, de l’école élémentaire au lycée : Petit enfant, petit budget, grand enfant, grand budget.
Lire aussi : Rentrée scolaire : l’agenda papier veut retrouver sa place dans les cartables
Pour certaines familles, l’ARS n’est toutefois pas accessible. Émilie, femme au foyer, vit avec son mari, marin-pêcheur, dont les revenus varient d’un mois à l’autre. On met de l’argent de côté pour pouvoir couvrir des dépenses comme celles de la rentrée scolaire.
Sa fille Celya, lycéenne en bac professionnel mode, doit composer avec une liste des fournitures spécifiques : Pochette, colle forte… Du matériel que je ne trouve pas en supermarché. Je dois aller dans des magasins spécialisés et ça coûte plus cher.
« Les grands donnent aux petits »
Pour faire des économies, la récup’est privilégiée. Dans la famille de Louise, les grands donnent aux petits. Le cartable, la trousse, les classeurs, sont les mêmes que ceux des années précédentes.
Chez Jonathan, les enfants reprennent des portes vues ou des classeurs
que le père de famille utilisait en étude.
Les fournitures scolaires sont la partie visible de la facture. Derrière les cahiers, se cachent les vêtements et les chaussures. La prime nous sert aussi à acheter un manteau chaud pour l’hiver et des bonnes baskets d’EPS
, explique Mathilde. Chez Louise, le budget vêtements grimpe. J’ai dépensé près de 500 € d’habits, pour mon grand de 17 ans.
« On avait juste un sac et une trousse à payer »
Jonathan est père de deux enfants. Cette année sa fille fait le grand saut au collège. Il sort la liste de sa poche, longue comme le bras. C’est la première fois où on a autant de choses à acheter. À l’école primaire, on avait juste un sac et une trousse à payer.
La Ville de Lorient a instauré le dispositif de gratuité des fournitures scolaires dans les écoles primaires publiques.
URL de cet article: https://lherminerouge.fr/wp-admin/post.php?post=107792&action=edit
Article suivant :
Article précédant :
