
Didier Le Gac (Renaissance) et Pierre-Yves Cadalen (LFI) réagissent à la manifestation du 19 septembre 2026 à Brest (Finistère), organisée par les opposants à la loi de présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, dite « Permis de tuer ». Les désaccords sont flagrants et l’un s’en prend à l’autre…
Par Mickaël LOUEDEC
Ce n’est pas une immense surprise : les deux députés de Brest (Finistère), Didier Le Gac (Renaissance) et Pierre-Yves Cadalen (LFI) ne sont pas d’accord sur grand-chose. L’un et l’autre ne s’en cachent d’ailleurs pas.
Mais leurs différentes sorties, après la manifestation brestoise du 19 septembre 2026 contre la loi de présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre – dite loi permis de tuer
par ses opposants –, traduisent à nouveau ce sentiment de deux rives irréconciliables. Du moins en ce qui concerne leurs représentants au Palais Bourbon.
Le « soutien » de Didier Le Gac aux policiers et gendarmes
Car après le communiqué de Didier Le Gac, dimanche, celui de Pierre-Yves Cadalen est arrivé dans les boîtes aux lettres des rédactions ce lundi. Didier Le Gac s’en était pris aux participants de cette manifestation, parmi lesquels on pouvait retrouver des militants La France Insoumise : Scander que “la police tue” et que la République a donné aux forces de l’ordre un “permis de tuer” est tout simplement indigne.
Il tenait, par ailleurs à apporter tout son soutien aux policiers et gendarmes
.
Pierre-Yves Cadalen s’« étonne »
Je m’étonne tout particulièrement de voir le député de Brest-rural, Didier Le Gac, voler au secours de la proposition de loi visant à créer une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, s’exclame, dans le camp d’en face, Pierre-Yves Cadalen. Cette proposition est tout droit tirée du programme de Jean-Marie Le Pen. Aucun pays européen ne compte dans son droit pareille disposition.
Il attaque aussi : 12 députés du groupe de Didier Le Gac ont décidé de voter contre ce texte de loi. Il pourrait les interroger sur les raisons qui ont motivé leurs votes.
Didier Le Gac avait tenu à rappeler que l’usage de l’arme à feu par les forces de l’ordre restera strictement encadré et contrôlé et qu’il n’existera jamais aucune impunité en la matière. La décision des magistrats restant souveraine.
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