
La Fonderie de Bretagne à Caudan (56) obtient un nouveau sursis avec l’apport, par Renault, de 4,5 millions d’euros. Ce vendredi 17 juillet 2026, une nouvelle audience s’est tenue devant le tribunal de commerce de Lorient.
Par Stéphane GUIHENEUF
Nouveau sursis pour la Fonderie de Bretagne à Caudan (56). Lors de son audience du 3 juillet dernier, le tribunal de commerce de Lorient avait donné jusqu’au 17 juillet à l’usine bretonne pour trouver 3 millions d’euros afin d’éviter la liquidation. Ils sont là. Même un peu plus.
« Renault a apporté 4,5 millions d’euros », a annoncé Maël Le Goff, secrétaire général de la CGT, ce vendredi 17 juillet, devant les portes du tribunal à l’issue de l’audience du jour. Une somme qui doit permettre à la Fonderie de Bretagne de tenir jusqu’au 15 octobre, date de fin de la période d’observation.
« Timing très serré »
Rien n’est joué pour autant puisque l’entreprise a deux mois, jusqu’au 11 septembre, pour trouver un repreneur (elle avait été reprise par Europlasma en mai 2025, mais depuis, le groupe landais a été dessaisi de la direction par le tribunal de commerce). « Le timing est très serré. On espère qu’un vrai industriel se présentera. À nous salariés de mettre la pression sur Bercy. Cela fait des années que l’on parle de souveraineté industrielle mais nous, c’est plutôt de la misère industrielle que l’on vit », cingle Maël Le Goff.
La production, qui a repris le 6 juillet, comme l’avait souhaité le tribunal de commerce, va se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine prochaine avant la fermeture de l’usine pour congés.
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