
Les défis ne manquent pas pour le Crous de Bretagne qui gère 8 000 logements pour les étudiants boursiers. Il doit investir dans de nouveaux bâtiments et aussi faire face à l’engouement pour les repas à 1 € proposés par les restaurants universitaires. La rentrée promet d’être animée.
Par Samuel NOHRA
« Il y a de l’espace, de la verdure et on est à proximité du métro. Les chambres sont bien
». Cette étudiante, originaire de la région bordelaise, qui est venue visiter la cité universitaire campus de Beaulieu à Rennes (Ille-et-Vilaine) ne tarit pas d’éloges sur le lieu qu’elle va fréquenter toute l’année. Comme elle, 150 autres élèves amenaient aussi leurs affaires dans la grande résidence universitaire ce mercredi 26 août 2026.
Sur la totalité de la Bretagne, nous proposons un peu plus de 8 000 logements,
précise Jean-Marc Quéméneur, directeur régional du Crous Bretagne. Plus de 5 500 à Rennes, 1 350 sur Brest, 300 à Lannion et Vannes, 180 à Lorient.
Des logements principalement attribués sur critères sociaux et à des étudiants boursiers. Nous avons distribué 93,7 millions d’euros de bourses sachant que l’on compte 32 597 boursiers.
1 415 nouveaux logements à Rennes et 300 à Brest
Reste que la demande de ce type de logements reste toujours supérieure à l’offre. Le développement de nouvelles capacités d’accueil constitue l’une de nos priorités
assure le directeur régional. Le comité régional du logement s’est réuni le 4 février afin de poser un diagnostic qui pointe Rennes et Brest comme villes où les besoins de construction de logements étudiants sont les plus importants.
Lire l’article : Le Crous Bretagne veut relancer la construction de ses logements étudiants
D’où de nombreux programmes déjà lancés avec un objectif, d’ici 2032, de 1 415 logements supplémentaires à Rennes et 300 à Brest beaucoup moins énergivores et adaptés aux nouveaux standards et aux nouveaux usages. Où encore la rénovation à Vannes de 300 logements existants. Des chantiers menés avec le soutien de l’état mais aussi des collectivités locales avec des montants se chiffrant à plusieurs millions d’euros.
3,2 millions de repas à 1 € à servir
L’autre grand défi de rentrée du Crous Bretagne, comme tous les autres de l’Hexagone, sera de faire face à l’affluence dans les restaurants universitaires avec les repas à 1 €. Si en mai 2026 le dispositif était uniquement dédié aux étudiants boursiers, ce dernier s’appliquera désormais à tous. De quoi booster la fréquentation de plus de 20 % dans les restaurants universitaires d’autant que les repas seront de « qualité avec des engagements en matière de produits bio, labellisés et de proximité
», assure Jean-Marc Quéméneur.
Le directeur régional tient aussi à rappeler que le repas à 1 € a été rendu possible grâce au soutien financier de l’État qui prend en charge 88 % du coût de chaque repas.
En clair, quand l’étudiant paie 1 €, l’État verse 7 €. En Bretagne, 450 000 € d’investissements d’urgences ont été engagés pour améliorer les conditions de production et fluidifier l’accueil des étudiants. 300 agents sont mobilisés au quotidien dans les activités de restauration et 7 300 heures supplémentaires seront également apportées en 2026 pour accompagner la montée en charge du dispositif.
En clair, il a fallu renforcer les moyens en équipements, personnels et organisations.
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