
En Ille-et-Vilaine, les élections sénatoriales se sont soldées par la reconduction d’un équilibre des forces politiques entre la droite et la gauche, parvenant chacune à conserver deux sièges. Les trois candidats sortants ont été réélus et le siège de Dominique de Legge (LR), qui ne se représentait pas, est resté à droite.
Pour les élections sénatoriales en Ille-et-Vilaine, sept listes s’affrontaient pour l’obtention des quatre sièges à pourvoir dans le département. La liste de la droite et du centre, menée par la ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel (UDI), totalise 42,85 % des voix, soit une progression de 0,51 point par rapport à 2020 (42,34 % des voix), et remporte deux sièges.
En plus de la réélection de la ministre, le second de la liste, Nicolas Belloir (LR) est également élu. Le siège laissé vacant par Dominique de Legge (LR), qui ne se représentait pas, est ainsi resté sans suspens dans le giron de la droite. Troisième sur la liste, Anne-Sophie Patru, remplaçante de la ministre au Sénat depuis sa nomination en 2024, devrait retrouver ce siège, Françoise Gatel restant au gouvernement sauf surprise.
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La liste écologiste devant celle du PS
Si la droite conserve ainsi deux des quatre sièges de ces élections, la gauche maintient également les deux sièges qu’elle occupait lors de la dernière mandature. En seconde position de ces élections, la liste « Écologie – Solidarités et territoire », avec 19,77 % des voix, obtient un siège, permettant à son leader, le sénateur sortant, Daniel Salmon (EELV), d’être réélu avec un nombre de voix légèrement plus important (+ 0,09 point) qu’en 2020 (19,86 %).
« C’est le résultat d’un mandat où j’ai été présent sur le territoire pour effectuer avec conviction mon travail de parlementaire sur mon domaine de l’écologie politique et que cette sincérité, cette fidélité à mes convictions, c’est vu dans le département. C’est un grand soulagement et ça montre que l’écologie politique est toujours présente sur le territoire », soulignait l’écologiste à l’énoncé des résultats.


Une liste écolo qui dépasse celle des divers gauche qui totalise 16,57 % des voix (un siège), soit 9,7 points de moins qu’en 2020 (26,27 % des voix). À sa tête, la sénatrice sortante Sylvie Robert (PS) réélue se disait toutefois « satisfaite d’avoir gagné cette bataille » et soulignait le grand nombre de listes, cinq au total, à se présenter à gauche. Et d’ajouter : « Si nous avions été plus unis à gauche, les choses ne se seraient pas passées comme ça ».
Progression du RN
Quatre autres listes étaient également en lice pour ces élections, mais n’ont obtenu aucun siège. Celle du RN menée par Gilles Pénelle (7,69 % des voix) a vu toutefois son score progresser de six points depuis 2020 (2,70 %). Le divers droite Aymar de Gouyon Saint-Cyr, n’a pas réussi à ravir un siège à la liste de la droite et du centre (5,72 % des voix). À gauche, la liste de la candidate LFI Yasmina Boulil (4,83 % des voix) et la liste du communiste Michel Demolder (2,56 % des voix) n’ont pas réussi à mobiliser les grands électeurs.
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