Syrie : neufs morts dans un attentat à la bombe à Damas (H.fr-3/07/26)

L’attentat a touché un café au cœur de la vieille ville, à côté du Palais de justice, ce jeudi 2 juillet. Le secteur a été bouclé par les forces syriennes. © Ammar Safarjalani/Xinhua/ABACAPRESS

Un attentat à la bombe dans un café du quartier du Palais de justice de Damas a tué neuf personnes jeudi 2 juillet. Si l’attaque n’a, pour l’heure, pas été revendiquée, il s’agit de l’attentat le plus meurtrier ayant touché la capitale syrienne depuis l’attentat-suicide contre une Église en juin 2025.

La Rédaction de l’Huma

Un attentat à la bombe dans un café de Damas a fait neuf morts jeudi 2 juillet selon les autorités syriennes. Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière qu’a connue le pays, depuis l’attentat-suicide qui avait visé une église il y a un an. L’attentat n’a, pour l’heure, pas été revendiqué.

L’explosion est survenue dans un café situé près du Palais de justice, un quartier très animé du centre de la capitale. Elle a été provoquée par un engin explosif qui avait été déposé sur place, a annoncé le général des forces de sécurité intérieure, Mohammad Khit, à la télévision d’État. La bombe artisanale, qui pesait environ un kilo, était chargée de fragments de métal, a détaillé le ministère de l’Intérieur, dans un message diffusé sur sa chaîne Telegram. Dans son dernier bilan, le ministère de la Santé fait état de neuf morts et de 20 blessés.

Une explosion qui ravive le souvenir de la guerre civile

Après l’explosion, les forces syriennes ont installé un cordon de sécurité autour du café, situé dans une rue résidentielle et commerciale au cœur de la capitale. « J’ai entendu une forte détonation vers 15 heures (heure locale) et la devanture de mon magasin a tremblé. Les gens se sont précipités vers le café et ont commencé à appeler les secours », raconte à l’AFP Nawar Khayyat, 40 ans, propriétaire d’une boutique de batteries pour panneaux solaires située juste en face du Palais de justice.

« J’ai couru vers les lieux et j’ai vu des personnes étendues sur le sol, et du sang partout autour d’elles », explique Mohammad al-Dahabi, un autre témoin de la scène qui tient un magasin d’optique à proximité. Une scène qui lui a rappelé « les explosions qu’a connues Damas » pendant la guerre civile, entre 2011 et 2024 qui a pris fin avec la chute de Bachar al-Assad et la prise de pouvoir de la coalition islamiste menée par Ahmed al-Charaa.

Un attentat à la bombe dans un café de Damas a fait neuf morts jeudi 2 juillet selon les autorités syriennes. Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière qu’a connue le pays, depuis l’attentat-suicide qui avait visé une église il y a un an. L’attentat n’a, pour l’heure, pas été revendiqué.

L’explosion est survenue dans un café situé près du Palais de justice, un quartier très animé du centre de la capitale. Elle a été provoquée par un engin explosif qui avait été déposé sur place, a annoncé le général des forces de sécurité intérieure, Mohammad Khit, à la télévision d’État. La bombe artisanale, qui pesait environ un kilo, était chargée de fragments de métal, a détaillé le ministère de l’Intérieur, dans un message diffusé sur sa chaîne Telegram. Dans son dernier bilan, le ministère de la Santé fait état de neuf morts et de 20 blessés.

Une explosion qui ravive le souvenir de la guerre civile

Après l’explosion, les forces syriennes ont installé un cordon de sécurité autour du café, situé dans une rue résidentielle et commerciale au cœur de la capitale. « J’ai entendu une forte détonation vers 15 heures (heure locale) et la devanture de mon magasin a tremblé. Les gens se sont précipités vers le café et ont commencé à appeler les secours », raconte à l’AFP Nawar Khayyat, 40 ans, propriétaire d’une boutique de batteries pour panneaux solaires située juste en face du Palais de justice.

« J’ai couru vers les lieux et j’ai vu des personnes étendues sur le sol, et du sang partout autour d’elles », explique Mohammad al-Dahabi, un autre témoin de la scène qui tient un magasin d’optique à proximité. Une scène qui lui a rappelé « les explosions qu’a connues Damas » pendant la guerre civile, entre 2011 et 2024 qui a pris fin avec la chute de Bachar al-Assad et la prise de pouvoir de la coalition islamiste menée par Ahmed al-Charaa.

Des experts recueillent des éléments sur les lieux de l’attentat, « examinent les enregistrements des caméras de surveillance » et auditionnent les témoins, dans le cadre d’une enquête pour « identifier les auteurs et toutes les personnes impliquées », a précisé le ministère de l’Intérieur.

L’attentat le plus meurtrier depuis juin 2025

« Si Dieu le veut, les responsables de cette effusion de sang seront punis », a promis le gouverneur de Damas, Maher Edelbi. « À chaque fois que le pays connaît une période de stabilité, des parties malveillantes tentent de le déstabiliser », a-t-il ajouté après être arrivé très rapidement sur place.

L’envoyé spécial adjoint des Nations unies pour la Syrie, Claudio Cordone, a condamné l’attentat et présenté ses condoléances aux familles des victimes. « Quels qu’en soient les auteurs, ils doivent être traduits en justice », a-t-il déclaré dans un message publié sur X. L’Égypte, la Jordanie, le Qatar, l’Irak, la Ligue arabe, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et la Turquie ont également condamné l’attaque.

Cet attentat est le plus sanglant à Damas depuis celui qui a visé une église en juin 2025, faisant 25 morts. Alors qu’il avait été revendiqué par un groupe fondamentaliste sunnite, les autorités syriennes l’avaient imputé à Daech. Si le groupe djihadiste a été défait en 2019 par les forces kurdes syriennes soutenues par la coalition antidjihadiste, l’État Islamique conserve plusieurs cellules dormantes et a appelé à défier le nouveau pouvoir syrien. Ces derniers mois, la capitale a connu plusieurs incidents, comme le 19 mai, lorsqu’un soldat a été tué par l’explosion d’une voiture piégée.

Source: https://www.humanite.fr/monde/ahmed-charaa/syrie-neufs-morts-dans-un-attentat-a-la-bombe-a-damas

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