
Face à la sécheresse, les ports du Morbihan prennent des mesures pour limiter au maximum l’utilisation de l’eau. Une décision acceptée et soutenue par la majorité des plaisanciers.
Par Milléna ROSSI
Aujourd’hui, on est en situation de crise
, déclare Françoise Huerre, la directrice adjointe de la Compagnie des ports du Morbihan. Depuis le début de l’année, le Morbihan connaît un déficit hydrique. Les prévisions météorologiques annoncent pour les prochains jours des journées sèches. Les épisodes successifs de canicule ont accéléré les prises de décisions préfectorales comme le maintien du niveau le plus élevé de l’alerte sécheresse dans une majeure partie du département.
Le port de La Trinité-sur-Mer (Morbihan) a tenté de trouver un juste équilibre face aux restrictions d’eau. En tant qu’acteur du tourisme, il fallait à la fois garantir la qualité de nos services que demandent les plaisanciers et à la fois agir face à la sécheresse
, explique Françoise Huerre. En juin, un premier arrêté préfectoral avait interdit le lavage des bateaux à l’eau douce. Depuis la semaine dernière, on a renforcé les mesures. On bloque l’eau sur les pontons. Les bateaux ont seulement un créneau entre 9 h et 11 h pour se ravitailler sur le port de La Trinité. Comme on limite l’accès, ce ne sont que les plaisanciers qui partent en mer qui vont utiliser ce créneau et ceux qui restent à quai ne sont pas tentés
, détaille Philippe Theaudin, directeur technique du port.
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Des mesures strictes qui sont comprises par la plupart des plaisanciers. Je comprends qu’on vienne à ce genre de décision car en tant que plaisancier, l’usage de l’eau c’est du cosmétique pour son bateau
, partage Didier Berthois sur son voilier amarré au port de La Trinité.
Au port, des travaux pour récupérer l’eau de pluie dans des cuves viennent tout juste de se terminer. Grâce à cet investissement on va pouvoir récolter 300 mètres cubes d’eau de pluie pour la retraiter afin d’être autosuffisant pour vivre une sécheresse pendant quatre mois
, précise Philippe Theaudin.
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