
Une quarantaine d’agents début 2027, 150 à la fin du mandat. C’est ce que se fixe le maire de Brest Stéphane Roudaut à l’issue du premier appel à candidatures pour la création de la police municipale qui s’est achevé le 6 août.
Par Jean-Luc PADELLEC
Clôturé ce jeudi 6 août, le premier appel à candidatures pour la future police municipale de Brest a dépassé les prévisions de la municipalité. Pour les 25 premiers postes ouverts, la Ville a enregistré 245 dossiers. Rien que sur le poste de chef de service, il y a 54 candidats.
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Des chiffres qui viennent dissiper les réserves émises par l’ancienne majorité durant la dernière campagne électorale. « On nous disait que personne ne poserait sa candidature, que ce serait compliqué, que l’on arriverait jamais à 150. Force est de constater que le projet est très attractif », se félicite le maire divers droite Stéphane Roudaut.
La diaspora bretonne en force
Dans le détail, la moitié des postulants provient de Bretagne, tandis que l‘autre moitié émane du reste de la France, notamment des agglomérations parisiennes, lyonnaise ou marseillaise. Environ un tiers de ces candidats hors région appartiennent à la diaspora bretonne désireuse de revenir sur le territoire. Le vivier rassemble une majorité de policiers municipaux expérimentés, mais également des gendarmes en fin de contrat et des policiers nationaux.
Les premiers policiers municipaux prendront leur service sur le terrain en décembre pour les fêtes de fin d’année
Les entretiens et tests de sélection se tiendront à partir de la fin août. La sélection du futur directeur ou de la future directrice sera actée en septembre pour une prise de poste avant la fin de l’année. Et alors que l’actuel directeur de la Direction de la prévention et de la tranquillité urbaine (DPTRU) part à Rennes, son remplaçant qui deviendra le supérieur hiérarchique du chef de la police municipale, sera également choisi à la rentrée, avec un profil axé sur la prévention, pour maintenir un équilibre avec le volet opérationnel de la police municipale.
41 agents sur le terrain en 2027
Alors qu’il lit l’impatience de la population sur les réseaux sociaux, le premier magistrat de la ville peut désormais l’affirmer : « Les premiers agents prendront leur service sur le terrain en décembre pour les fêtes de fin d’année. Et début 2027, on aura 41 agents opérationnels de terrain. On aura déjà atteint près d’un tiers de l’objectif de 150 agents à terme ». Ce chiffre regroupe les 25 recrues de cette première vague et les 16 agents actuels de la Brigade de tranquillité urbaine (BTU), qui ont tous manifesté leur souhait de passer le concours. « La montée en puissance se poursuivra ensuite au rythme de 20 à 25 recrutements par an, en intégrant les équipes du centre de supervision urbain, les postes administratifs et la fourrière », détaille Stéphane Roudaut.
Côté matériel, la commande de trois véhicules électriques a été passée en plus des deux véhicules actuels dont dispose déjà la BTU. Les locaux actuels de la rue Comtesse de Carbonnières sont en cours de réaménagement et pourront accueillir les nouveaux effectifs pendant deux ans. La mairie a plusieurs pistes d’achat de bâtiments existants en centre-ville pour en faire le futur hôtel de police municipale à partir de 2028.
Près de 80 % de subventions pour l’investissement
Sur le plan financier, la municipalité met en avant le soutien de ses partenaires. Le Conseil départemental du Finistère apporte une enveloppe de 3 M€ sur trois ans, à laquelle s’ajoutent les concours de l’État pour la vidéoprotection. « Près de 80 % de la politique d’investissement seront ainsi couverts par des subventions, limitant le surcoût de fonctionnement pour la collectivité en 2027 à environ un million d’euros », assure le premier magistrat.
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En parallèle, la Ville engage les études d‘extension du réseau de vidéoprotection dans tous les quartiers prioritaires et prépare le lancement d’une fourrière automobile municipale sous forme de délégation de service public. « Ce sont des procédures assez longues, l’entreprise sera retenue à l’été 2027 », évalue le maire. Mais là encore, il promet que cela coûtera « peu ou pas d‘argent à la collectivité, car le fouriériste pourra valoriser les véhicules sous forme de pièces détachées. »
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