
Comment relier plus facilement le Trégor aux territoires voisins ? Lannion-Trégor communauté se penche sur la question. Elle vient de lancer un appel d’offres pour une « étude d’opportunité d’évolution des services de mobilités » sur l’axe Lannion-Plouaret-Guingamp (Côtes-d’Armor). Hervé Guélou, vice-président en charge des mobilités, et Thomas Roullot, chargé de mission, ont expliqué la démarche à Ouest-France.
Par Renée-Laure EUZEN
Hervé Guélou, vice-président de Lannion-Trégor communauté en charge des mobilités et Thomas Roullot, chargé de mission nouvelles mobilités exposent pour Ouest-France les contours de l’étude qui devrait être réalisée concernant la desserte de transports entre Lannion, Plouaret et Guingamp (Côtes-d’Armor).
Lannion-Trégor communauté (LTC) a lancé un appel d’offres concernant une « étude d’opportunité d’évolution des services de mobilités » sur l’axe Lannion-Plouaret-Guingamp. Quel en est le but ?
H.G : L’idée générale de cela, c’est d’améliorer les dessertes sur notre territoire, qui doit prendre en compte la liaison jusqu’à Guingamp et peut-être aussi vers Morlaix. L’étude, on l’a d’abord portée sur une réflexion qui est la desserte ferroviaire. Et on a souhaité l’étendre à la façon d’accéder au territoire de manière globale. Il faut intégrer tous les modes de transport, leur complémentarité et la connexion entre eux : route, vélo, transports en commun. On cherche à avoir une offre adaptée aux besoins, et notamment aux travailleurs qui viennent sur la zone Pégase à Lannion.
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Votre initiative vient en complément de l’ambition de la Région de développer le train dans le Nord-Bretagne avec le projet BreizhGo express Nord, prévu initialement pour 2026, mais décalé en 2027 ?
Effectivement. Cela s’inspire de la volonté de la Région d’améliorer la desserte ferroviaire de nos territoires. Encore faut-il que ce soit possible, avec des tronçons disponibles et du matériel à disposition. C’est l’enjeu de la Région d’avoir des rames supplémentaires avec l’appui des collectivités, dont LTC.
Selon le document qui présente les objectifs de l’étude, il est mention de multimodalité. On pourrait envisager une desserte accrue de bus aussi dans le secteur ?
C’est justement l’objet de l’étude, avec aussi cette notion de connexion. Si le bus n’attend pas les voyageurs du train qui arrive, cela n’est pas efficace.
Cette étude est-elle propre à Lannion-Trégor communauté, ou les territoires voisins de Guingamp et de Morlaix font-ils aussi cette démarche ?
T.R : Cela ne vaut que pour LTC. L’idée, en fait, c’est d’avoir un axe fort de mobilité, avec Lannion-Plouaret-Guingamp du côté ferroviaire, mais aussi l’axe Lannion-Guingamp sur le volet routier avec la quatre voies. Et donc, pour nous, cette étude, elle vise d’abord à démontrer les besoins plutôt que d’apporter des solutions sur la table. On va regarder lesquels sont les nôtres sur le territoire, les flux, objectiver tout ça. Ce n’est qu’ensuite qu’on étudiera les solutions les plus pertinentes, à partir des propositions du prestataire.
Quel sera le calendrier ?
H.G : L’appel d’offres se termine en septembre. Ensuite, quand le prestataire sera choisi, on table sur un an d’étude. Un temps assez long qui permet de prendre en compte une particularité de notre territoire et la saisonnalité. On souhaite prendre le temps, l’idée étant de ne pas se tromper dans l’investissement public.
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